Agrischa Zernez
[ Du 27 au 28 avril 2019, visité le 28 avril 2019 ]
Mentionnons parmi les aspects positifs le traitement majoritairement bon des
animaux à l’exposition Agrischa. La plupart des propriétaires d’animaux sont
restés en permanence près de leurs animaux. Certains moutons et chèvres se sont
comportés calmement.
Pourtant, l’exposition Agrischa n’était pas exemplaire en matière de bien-être animal. À l’exception des chèvres à l’extérieur de l’exposition, il n’y avait pas d’aménagement dans les enclos très souvent petits et surpeuplés. Il n’y avait aucune possibilité de retrait et de repos ni même de se protéger des regards. Or la loi l’exige, quelle que soit la durée de l’exposition.
La plupart des enclos étaient visibles sur deux, trois, voire quatre côtés. De ce fait de nombreux animaux étaient à la merci des caresses du public. Cela s’est surtout fortement remarqué avec les chevaux et les alpagas. Les juments avec des poulains ne pouvaient absolument pas se mettre en retrait et se sont par conséquent montrées nerveuses et agitées. Les enclos étaient accessibles aux visiteurs sur deux ou trois côtés. Dans la plupart des cas, les autres côtés jouxtaient avec les enclos d’autres animaux. Les chevaux étaient donc confrontés à un stress permanent. Leurs oreilles couchées et des mouvements stéréotypés, par exemple le fait de tourner fréquemment en rond, l’indiquaient clairement. Les alpagas ont passé toute l’exposition au milieu de leurs enclos, les visiteurs pouvant les approcher de quatre côtés.
La plupart des moutons, des chèvres et des vaches ont été obligés de cohabiter avec jusqu’à cinq voisins d’espèces différentes. De nombreux animaux n’ont pas pu se reposer pendant toute l’exposition. Les vaches allaitantes avec leurs veaux n’avaient aucune possibilité de retrait et de repos.
La PSA a trouvé plusieurs animaux attachés, debout au milieu des autres animaux, entassés dans l’enclos. Un poney était attaché dans une allée, ce qui aurait également pu être dangereux pour les visiteurs.
Les conditions de détention médiocres des poules et non conformes à la loi ont aussi fait mauvaise impression.
