Clôtures de pâturage, pièges mortels
Les animaux pris dans les clôtures souffrent à l’agonie. La lutte pour la survie est souvent longue et vaine. Les clôtures dégradées et non entretenues, ainsi que les filets de pacage non contrôlés, sont particulièrement dangereux.
Chaque année, entre 3000 et 4500 animaux sauvages meurent dans d’atroces souffrances, piégés dans les clôtures. Le nombre d’animaux blessés est probablement 3 à 4 fois plus élevé. Le canton de Berne a enregistré à lui seul 105 chevreuils morts dans des clôtures en 2018. Outre les chevreuils, les cerfs, les chamois, les renards, les lièvres, les mustélidés, les sangliers, les cygnes tuberculés et les milans royaux sont souvent victimes d’accidents. L’analyse de la problématique des systèmes de clôture a donné des résultats sans équivoque. Plus de 70 % des animaux sont morts dans d’atroces souffrances, pris dans des filets de pacage. Les treillis noués et les clôtures en cordon étaient moins problématiques, mais restaient respectivement responsables de 6,5 % des décès.
Les exigences de la Protection Suisse des Animaux PSA sont claires: lorsque les animaux sont menés au pâturage, les clôtures doivent être contrôlées chaque jour. Celles qui ne sont plus utilisées ou entretenues doivent être évacuées immédiatement.
Toute personne qui pose des clôtures est responsable de leur fonctionnement et de leur état. Lors de la construction et de l’entretien des clôtures, les agriculteurs et les détenteurs d’animaux responsables font attention aussi bien à leurs animaux de rente qu’aux animaux sauvages. De même que les agriculteurs et les détenteurs d’animaux responsables se renseignent sur les différentes possibilités, sur les types de clôtures adaptés en fonction de l’espèce animale et de la situation ainsi que sur les dangers que peuvent présenter les différents systèmes de clôture.